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Chapitre 4 : Le HPI dans l’Entreprise, un drôle de Zèbre ?

Mis à jour : janv. 13




« Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l’homme ne peut pas apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a un besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettent de se reconnaître entre eux. (…) » J.Siaud-Facchin site cogito’z Depuis les années 2000 et grâce aux interventions et travaux multiples, notamment de S.Côte, A.Adda, O.Revol, J.Siaud-Facchin, C. Bost ….. Bon nombre d’Associations, de blogs, de sites dédiés aux Zèbres – surdoués and Co se développent. Le thème de l’enfant précoce est devenu courant, et génère toujours des réactions et débats contradictoires, pour-contre, mythe-réalité…

En revanche, les publications sur l’adulte surdoué restent plus confidentielles, comme si, en grandissant, l’enfant devenu adolescent s’était évaporé. Comme si ce nouvel adulte était un autre et l’on oublie la douance.

Nous l’avons vu dans le chapitre précédent, parfois il peut avoir laissé en berne son formidable potentiel, prix à payer pour être inclus dans un groupe.

Donc les Adultes surdoués furent enfants précoces, le savaient-ils ? pas toujours voire pas souvent pour les quadras et plus. La « révélation » peut se faire tard, bien souvent, lorsqu’ils deviennent parents et sont « curieusement » (le bagage génétique est reconnu) confrontés aux difficultés rencontrées par leurs « Zébrillons », difficultés génératrices d’effet miroir.

Ainsi, lors de conversations avec des parents d’EIP, j’ai régulièrement entendu : « maintenant que j’y songe, cela me rappelle mon vécu à l’école », « je n’ai pas envie que mon enfant soit surdoué, la vie ne sera pas simple pour lui », « je voudrais juste qu’il soit heureux », « je ne veux pas qu’il vive ce que j’ai vécu, et puis surtout, même adulte ça continue ».

En effet, les titres de livres concernant l’adulte surdoué n’incitent pas à l’optimisme, j’en veux pour exemple : « différence et souffrance de l’adulte surdoué » C. Bost-2013 (excellent ouvrage au demeurant), « Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué » J. Siaud-Facchin-2008, « L'adulte surdoué à la conquête du bonheur - Rompre avec la souffrance » et « L'adulte surdoué - Apprendre à faire simple quand on est compliqué » M.de Kermadec-2016-2011, « Adultes surdoués : cadeau ou fardeau ? » V. Foussier et P. Vandamme-2017…

Alors ce Zèbre, pour autant qu’il connaisse son potentiel, commence par faire face à « rien n’est simple » et les prévisions météo des années à venir plutôt nuageuses voire orageuses. Sachant qu’il maîtrise l’art du camouflage, pas facile de le repérer pour qu’il soit reconnu dans l’entreprise.

Et pourtant, cet adulte surdoué qui a souvent entendu qu’il était trop : sensible, rapide, rigoureux, intuitif, émotif, curieux, idéaliste, perfectionniste, critique …. aurait tous les potentiels pour contribuer aux besoins de l’organisation, y trouver sa juste place et s’épanouir.

En effet, la pensée globale et spécialement intuitive de ces HPI leur permet des connexions entre des données apparemment disparates. Ils sont capables de conserver une vue d’hélicoptère tout en pouvant zoomer sur un point spécifique.

La complexité les stimule, la simplicité est ennuyeuse.

Leur curiosité fait sauter les verrous des à priori, pour s’ouvrir sur un monde multi : cultures, métiers, expertises, dimensions ... source de créativité.

Certes leur sens critique peut les amener à poser la question qui dérange, à être un peu trop « cash » dans leurs remarques.

Les adultes HPI ont aussi une intelligence émotionnelle développée, même si la régulation de leurs propres émotions n’est pas toujours optimisée, notamment pour les « profils complexes » (dont les résultats aux tests de Wechsler sont hétérogènes). Dans la pratique il leur est souvent reproché de camoufler cette hypersensibilité et de se montrer dur et rigide …dépourvus d’empathie.

Donc comment pourrait fonctionner un « zèbre intuitif » pour résoudre un problème en entreprise ?

Une fois le problème posé, il garde le sujet « quelque part dans son cerveau » et va explorer des thèmes - sujets - réflexions divers et variés, qui parfois n’auront pas de lien direct avec la problématique soulevée. De temps en temps, quelques pistes éclaireront ses réflexions, ce qui alimentera une « base de données » dans laquelle il pourra relier ce qui ne l’est pas de prime abord, créer d’autres modèles … puis y trouver La Solution.

Quel est le risque pour lui ? vouloir aller trop vite, ne pas suivre son intuition, se demander s’il a la compétence (syndrome de l’imposteur), « la solution parait tellement évidente, comment les autres n’ont-ils pas trouvé… ce ne doit pas être ça … »

Comment sa Solution pourrait-elle être perçue dans l’Entreprise ? innovante, pertinente, intéressante…. Mais peut-être aussi trop : perfectionniste, avant-gardiste, idéaliste …

Ce qui, une fois de plus, pourrait rappeler à notre « Zèbre » qu’agilité, plasticité... ne riment pas toujours avec reconnaissance. Difficile de trouver sa juste place, source d’épanouissement professionnel et personnel.

Clairement, le rôle du manager et la Culture de l’Entreprise seront ou non des vecteurs facilitant son inclusion.


La question du secteur d’activité ou de la taille de l’entreprise ne se pose pas vraiment pour un « Zèbre », l’essentiel pour lui est l’environnement de travail dans lequel il va évoluer, quitte après quelques années à créer son propre environnement.

Dans les grosses structures il peut y avoir des rejets que la petite entreprise va, elle éviter car elle a accepté les risques en recrutant le surdoué, il peut y avoir un effet bénéfices/risques assumé.

Le HPI a besoin : de liberté d’action, d’autonomie, de confiance réciproque, de projets divers et complexes, d’horaires de travail flexibles, d’apprentissage permanent, d’efficience, d’un cadre mais pas forcément de procédures, surtout si elles déterminent l’action et freinent la créativité. Il a besoin de créer, de faire des liens entre les gens, les concepts, les sujets. Également d’authenticité, d’une structure peu hiérarchisée qui laisse place à la critique, la confrontation et la résolution de conflit. Comme tout un chacun, prendre du plaisir dans son travail, être reconnu pour sa contribution, mais surtout avoir l’opportunité de pouvoir évoluer grâce à ses succès, sa loyauté, son expertise, ce qui pourrait potentiellement être plus « facile » dans une petite structure.


Quelques paroles de « Zèbres » au travail :

“Au bout de quelques mois, je vais voir la hiérarchie en leur montrant ce qui ne va pas et en leur proposant des changements. En général, ils n'aiment pas les remises en question et finissent par me sortir.”

“Au lieu de traiter une facture à la fois, et de ranger à chaque fois les exemplaires jaune, vert et bleu dans les dossiers suspendus correspondants, comme on m'avait montré, j'ai décidé de traiter toutes les factures, puis de trier les piles jaunes, vertes et bleues, et ensuite de les ranger d'un bloc. En une journée, je faisais le travail que mes collègues faisaient en une semaine. Elles sont venues me voir pour me dire d'arrêter mes conneries, parce que si je continuais, leur poste allait être supprimé.”

“Au bout de trois mois (voire moins), j'ai fait le tour de tout ce qu'il y avait à apprendre dans ce job, et je commence à m'ennuyer.”


Le coaching de HPI : un catalyseur pour l’entreprise ?

Selon le dictionnaire Larousse un catalyseur est « une substance qui augmente la vitesse d'une réaction chimique sans paraître participer à cette réaction. Élément qui provoque une réaction par sa seule présence ou par son intervention. »

Proposer un coaching en entreprise, peut démontrer la prise en considération des individus par les organisations et témoigner d’une sorte de modus vivendi entre les intérêts individuels et organisationnels.

En effet, comment cette entreprise qui est un écosystème et dont l'intelligence collective au service de l'agilité contribue à en assurer la pérennité va-t-elle inclure l’individu HPI, ce drôle de « Zèbre » indomptable mais tellement riche de potentiels et talents ?

Le coaching de HPI pourra favoriser l’équilibre de cet écosystème en accompagnant :

- L’organisation dans son évolution vers l’inclusion de ces talents atypiques

- Individuellement le HPI, pour qu’il apprenne à s’appuyer sur sa douance et optimise son potentiel

- L’équipe dans et avec laquelle il travaille afin de sécuriser la cohésion d’équipe et laisser émerger l’intelligence collective

- Le manager du HPI pour accroître son efficacité relationnelle, voire parfois, le manager qui a du mal à admettre qu’il ne maîtrise pas le surdoué et confie ce rôle au coach …


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